LISTE DES CONFÉRENCES EN SALLE

Ces conférences peuvent être dispensées partout en France selon vos besoins.
Je vous invite à les découvrir et pour en savoir plus passez votre souris sur les titres.

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RÈGLE DE SAINT BENOÎT, RÈGLE DE MANAGEMENT ?

Le management moderne a pour objectif la performance, l’excellence et la production de résultats. La réussite de l’entreprise nécessitant une concentration d’efforts et parfois une réelle abnégation, les collaborateurs doivent produire toujours plus, parfois dans l’urgence.
Dans un monde en constante évolution, l’entreprise est soumise à toujours plus de pression, le manager doit alors mettre de côté ses considérations personnelles. La règle de Saint-Benoît apparue au VIe siècle, dans un contexte de forts bouleversements, offre l’occasion de réunir l’individu avec ses préoccupations personnelles, d’accomplissement professionnel autres que financières.
Cette règle peut s’avérer très utile pour réintroduire l’homme au centre de l’entreprise. Ses modes de fonctionnement permettent aux moines d’hier et d’aujourd’hui d’assurer une production matérielle suffisante et une quête spirituelle permanente. Dès lors, quels peuvent être les apports de cette règle pour le management moderne ?

ALIÉNOR D'AQUITAINE

Peu de vies furent aussi remplies que celle de cette duchesse (avec une longévité de plus de 80 ans) qui a été successivement reine de France et reine d’Angleterre ; mère de trois rois, grand-mère d’un empereur et d’un roi, et arrière-grand-mère d’un saint : Louis IX.
Femme de tête, usant d’autorité mais aussi de finesse et d’intelligence de situation.
Mère généreuse ( avec 11 enfants), maniant l’arc autant que la plume, protégeant les arts et les lettres mais n’hésitant pas à « mettre son corps en aventure » pour la croisade !
Et tout cela en dépit des quinze années passées en captivité…
Légende noire ou légende dorée ? Entre fantasmes et réalité, quelle est la véritable image d’Aliénor d’Aquitaine ?
Je me propose  d’imbriquer au mieux l’événementiel et l’interprétation même du personnage à travers les voies de recherches empruntées par l’histoire et la littérature; sans oublier que derrière cette saga se dessine, en filigrane, l’histoire tourmentée de son époque, une histoire de chair et de sang.

LES PÈRES DU DÉSERT

Après l’édit de Milan (313), promulgué par Constantin, et la fin du temps des martyrs, quand l’Eglise ne put plus demeurer dans la société des purs, des martyrs, des saints qui attendaient la fin des temps, et subit de plein fouet l’influence de la vie commune et de ses commodités, certains et certaines, pour y échapper, trouvèrent une seule voie de recours : vivre en dehors du monde, artificiellement, dans le désert ou la solitude pour étancher leur soif de Dieu, en se cloîtrant seul ou collectivement.
En effet, le départ pour le désert apparaissait alors comme la réponse la plus appropriée à cette séduction nouvelle, à la tentation du monde, du pouvoir et du temporel.
Il s’agissait de devenir un « témoin » de la vie originelle dans l’Esprit, par une ascèse jugée libératrice.
Je me propose, au delà de l’historicité des personnages et de leur rôle référent spirituel et temporel, de nous interroger sur l’expérience mystique de cette retraite au désert, de ces hommes « ivres de Dieu » qui firent de l’Egypte une seconde terre sainte.

SAINT LOUIS & LA CROISADE D'EGYPTE

La légende raconte que la belle sultane d’Egypte, Chara-Al-Dour, séduite par Louis IX prisonnier, voulut l’embrasser. Il aurait repoussé le baiser…

Imagine-t-on s’il avait cédé, les difficultés à le faire canoniser par la suite ?

En fait, la rencontre entre ce roi singulier et le Proche-Orient n’a que peu de choses à voir avec ce conte.

Mais la captivité de Louis IX en Egypte

  • marque en réalité le début de la fin de l’idée de « croisade »
  • et coïncide avec un bouleversement politique dans la région.

Ce roi a vécu en direct la fin de la dynastie de Saladin et le passage du pouvoir aux mamelouks.

A son retour, ce sera un homme transformé qui reprendra les rênes de son royaume, désormais tout entier voué à sa mission de roi très chrétien, démarche qui lui vaudra la sainteté.

LES PRINCIPAUX ORDRES RELIGIEUX MILITAIRES

Les ordres religieux militaires sont issus des croisades.
S’ils participent à la Reconquista, ils sont essentiellement appelés à protéger les pèlerins sur la route de Jérusalem mais aussi à défendre les états latins d’Orient. Certains chercheront à convertir les païens de l’Est.
Conjuguant vie religieuse et vie militaire, cette association, en apparence contradictoire, nait de la volonté de l’Eglise d’accroître son influence sur une chevalerie en perpétuelle recherche de salut en combattant pour Dieu.

LA VIE DES RELIGIEUSES AU MOYEN ÂGE

Etat et mode de vie des personnes qui ont prononcé des voeux de religion et font partie d’un ordre dont les membres vivent sous une règle commune, séparés du monde, le monachisme irradie l’ensemble de l’Europe, avec, comme point d’orgue, le Moyen-Âge.
Eclairages sur le sens du fonctionnement d’un monastère et les motivations de ceux et celles qui refusent le commerce séculier.

HISTOIRE DES ORDRES MONASTIQUES

S’étendant sur près de deux millénaires, et dans tous les pays christianisés, les ordres monastiques sont particulièrement riches par leur histoire et leurs différentes spécificités, de la première règle de Pacôme au IVème siècle jusqu’à nos jours, avec une émergence majeure: les ordres fondés autour de la règle de Saint Benoît de Nurse au VIème siècle.

RÉFORMATION DE L'ORDRE FONTEVRISTE

Au début du XVIème siècle, l’impérieuse exigence d’une réforme profonde s’empare de toute la vie religieuse en Occident.
Les désastreuses perturbations du siècle (guerre de Cent ans et grand Schisme) ont certes, pour un temps, perturbé l’élan spirituel de la société religieuse, mais elles n’ont pas étouffé l’ardeur de rénovation anagogique et mystique de la société dans son ensemble.
C’est précisément dans cette mouvance qu’apparait la « Réformation » dans l’ordre fontevriste.

LES CROISADES EN TERRE SAINTE

Depuis des millénaires, le sang coule au Moyen-Orient, en terre sainte. Cette région garde les cicatrices des combats qui ont opposé les trois religions du Livre.
Mais la plaie la plus profonde est celle d’une guerre de deux cents ans entre chrétiens et musulmans qui commence à l’aube du XIIème siècle.
Ils se battent pour une mince langue de terre, de quelques kilomètres seulement, mais l’enjeu est inestimable, c’est Jérusalem !
Aujourd’hui, la guerre sainte est entrée dans la légende, mais certains l’ont vu de leurs yeux…
De grands chroniqueurs, chrétiens comme musulmans ont relaté les batailles célèbres et rendu hommage à de valeureux guerriers. Des hommes prêts à sacrifier leur vie pour leur Dieu.
Les croisades représentent le choc de deux grandes religions, l’affrontement du croissant et de la croix !

LE XII ème SIECLE UNE PRÉ-RENAISSANCE

Le XIIème siècle connait une renouveau économique, démographique, intellectuel, spirituel majeur qui se développe autour de deux axes : le développement urbain et ses écoles et le mouvement des traductions qui donne à la Chrétienté la connaissance des textes antiques oubliés.

Il prépare, en ce sens le XIIIème siècle universitaire.

LES CHRÉTIENS D'ORIENT

Le souffle originel du Christianisme dans la tourmente des printemps arabes.

Je me propose de rappeler la genèse de cet Orient chrétien dont l’ampleur de ses résonances éclate plus que jamais dans notre brûlante actualité quotidienne…

L'ORDRE MONASTIQUE FONTEVRISTE

« A l’origine, Fontevraud incarnait le rêve d’une cité idéale imaginée par Robert d’Arbrissel, son fondateur.
En traversant l’histoire, ce rêve s’est confronté à la réalité du temps et éloigné de l’utopie. La cité monastique est devenue la fastueuse abbaye royale… » (*)
L’objet de la conférence est :
• d’expliquer le contexte initial, la France au XIIème siècle,
• d’apporter un éclairage sur le personnage de Robert d’Arbrissel, le fondateur,
• d’évoquer les grandes périodes de l’histoire de l’ensemble monastique,
• in fine, faire une ouverture sur la période carcérale puis celle du centre culturel.
Durée: une heure trente à deux heures.
Lieu: en salle de votre choix à mettre à ma disposition.
(*) extrait plaquette d’accueil de l’abbaye de Fontevraud
Cette règle peut s’avérer très utile pour réintroduire l’homme au centre de l’entreprise. Ses modes de fonctionnement permettent aux moines d’hier et d’aujourd’hui d’assurer une production matérielle suffisante et une quête spirituelle permanente. Dès lors, quels peuvent être les apports de cette règle pour le management moderne ?

FONTEVRAUD L'HISTOIRE D'UNE PRISON

Abbaye, pénitencier, centre culturel, Fontevraud a miraculeusement traversé les siècles.
Pourtant des milliers de femmes, d’hommes et d’enfants ont souffert et sont morts entre ces murs. Pendant plus de cent cinquante années, l’abbaye est devenue une immense prison pénale.

Il est donc plus qu’intéressant de découvrir cette face peu connue du ce site, par une conférence en salle.

SERVIR ET OBÉIR

« Les régiments sont des couvents d’hommes… mais des couvents nomades. Partout, ils portent leurs usages empreints de gravité, de silence et de retenue. On y remplit bien les vœux de pauvreté et d’obéissance.
Le caractère de ces reclus est indélébile comme celui des moines… L’homme s’efface sous le soldat comme le moine sous l’aube. »
Alfred de Vigny. « Servitude et grandeur militaire ».
Belle citation en incipit à ma conférence sur le thème « Servir et Obéir », plus particulièrement entrevue à l’aune des règles monastiques.
C’est ce parallèle que je souhaite établir entre la vie monastique et le métier de soldat. Non pas une confrontation « scalaire », point par point, pas à pas, mais l’approche de ce que je nomme « une troublante analogie » entre deux voies, certes totalement distinctes dans leurs finalités réciproques, mais pourtant comparables dans leurs modes d’action par bien des aspects. Vous proposez simplement des pistes de réflexion quand à l’exercice du métier de soldat et à en mesurer toutes les exigences. Réflexions qui doivent se démarquer, aujourd’hui, de tout nationalisme étroit et transcender les appartenances particulières, notamment de nature éthnique, sociales ou religieuses, qu’elles ont, a contrario, vocation à fédérer.

JUIFS & CHRETIENS AU MOYEN-ÂGE EN TERRE D'ISLAM. QUEL "VIVRE ENSEMBLE ?"

La géographie humaine a toujours conditionné dans une large mesure l’histoire du bassin méditerranéen.

Tel est encore le cas au cœur du Moyen Âge, lorsque se font face trois civilisations distinctes :

  • L’occident chrétien,
  • L’empire chrétien byzantin
  • Et le monde musulman.

La Méditerranée est déjà, à l’époque, un carrefour entre ces trois cultures, un monde fluide avec des contacts et des échanges de natures diverses et de formats variables.

Quelles sont les relations au sein du triptyque « Chrétien-Juif-Musulman » et tout particulièrement en terre d’Islam ?

Qu’en est-il du concept de « convivencia », présenté comme un modèle de tolérance, transposable peut-être et pour certains dans notre civilisation contemporaine ?

ROBERT D'ARBRISSEL L'ERMITE AUX PIEDS NUS

Et bien cet homme, cet homme hâve et dépenaillé ;
Cet ermite que l’on nomme « aux pieds nus », épuisé,
Mais s’usant encor’ par routes et chemins,
Arpentant de ce grand ouest les quatre coins,
Depuis sa Bretagne d’origine à l’Anjou,
Des lupanars de Normandie jusqu’en Poitou,
Morigénant comtes et barons incestueux,
Un clergé corrompu et bien peu scrupuleux,
Attaquant les nobles pilleurs et batailleurs
Dénonçant les marchands cupides et prédateurs
(« Pauvre du Christ », c’est bien ainsi qu’il se prêtant)
Cet homme qui se complait à s’en aller prêchant
Aux prostituées et aux malheureux lépreux
Catégories vouées à l’infamie par Dieu…
Cet homme qui, la nuit, pour s’éprouver souvent
Dormait bien entre deux femmes issues de ses rangs
Cet homme dérange, « trouble fête », paradoxal…
Il dérange, remettant en cause totalement
Les réels « acquis sociaux » d’un monde violent
Un monde sauvage, injuste, cruel, et brutal.
(Antoine FONT)

LA SPIRITUALITÉ AU MOYEN-ÂGE

« On a longtemps considéré le Moyen Âge comme l’âge d’or du christianisme.
Aujourd’hui, en revanche, on assiste à une remise en question du legs religieux de cette époque et en particulier de sa spiritualité, à laquelle on reproche d’avoir trop prôné la fuite et le mépris du monde. »

(André VAUCHEZ)

LES ORDRES MENDIANTS

Les ordres mendiants, dominicains, franciscains… sont contemporains du mouvement universitaire.

Prêcheurs et Mineurs trouvent, très rapidement, dans l’université le cadre de leur formation intellectuelle.

L'ENFANCE MISE EN CAGE À ROIFFÉ SAINT-HILAIRE

Nuages
Ne cherchez pas à lire mon nom sur mes papiers
J’ai lavé mes empreintes et j’ai perdu mon âge,
Appelez-moi fumée, appelez-moi nuage,
Laissez le reste en blanc sans rien me demander.
Je n’ai jamais volé que mes instants de chance,
Je n’ai jamais tué que le temps qui passait,
Mes poches sont percées, mais je garde en secret
Le coquillage bleu du fond de mon enfance.
Vous n’avez pas le droit de prendre mes bretelles
Ouvrez-moi cette porte, rendez-moi mes lacets !…
Je n’ai rien demandé, simplement je passais;
Si je n’ai pas de nom, c’est que nul ne m’appelle.
Je suis très bien ainsi, laissez-moi m’en aller,
Je ne mendiais pas, n’étais même pas ivre
Et s’il faut à tout prix mettre un nom sur vos livres
Appelez-moi nuage, appelez-moi fumée.

(Francis BLANCHE)